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Sortie Théâtre : Le Petit-Maître Corrigé à la Comédie-Française

06/03/2017

Mercredi dernier, j’ai emmené maman voir une pièce de théâtre à la Comédie Française : Le Petit Maître Corrigé de Marivaux et mis en scène par Clément Hervieu-Léger.
La dernière fois que j’y étais allée c’était dans le théâtre éphémère pendant la restauration de la salle Richelieu. J’avais vu Un Chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche et Marc-Michel avec Pierre Niney en Fadinard et j’avais adoré.

Cette fois-ci aussi, j’ai passé un très bon moment : alliance, complicité et chassé-croisé amoureux résument très bien cette pièce.

Une jeune comtesse provinciale, un marquis dandy parisien, deux superbes valets, une comtesse ancienne amante du marquis et des parents arrangeants.

Le Petit-Maître Corrigé a été créé à la Comédie Française en 1734 mais très vite retiré de l’affiche après seulement deux représentations.
Durant presque trois siècles la pièce n’est pas rejouée à la Comédie Française.
En décembre dernier et grâce au metteur en scène Clément Hervieu-Léger Le Petit-Maître Corrigé se joue pour la 3ème fois à la Comédie Française.

L’histoire de la pièce qui est une comédie en trois actes : un jeune marquis de Paris, Rosimond, est destiné à se marier à un bon parti, une jeune et jolie comtesse, Hortense mais vivant en province. Les manières de ce jeune prétentieux et fier font très vite fausses notes auprès de la comtesse qui piquée décide avec la complicité de sa servante Marton de corriger le marquis. S’ajoute à cela l’arrivée de la comtesse, Dorimène, amante du marquis, avec comme objectif d’annuler le mariage aidé de Dorante autre petit-maître.
Fierté, susceptibilité, naïveté se mêlent aux sentiments du coeur.
Les stéréotypes bien connus entre les Parisiens et provinciaux est mis en lumière dans la pièce.

Le terme de « petit-maître » est apparu au XVIIème siècle pour identifier les membres d’une société secrète de jeunes seigneurs chasseurs, joueurs, buveurs, mais elle fut rapidement dissoute. Ainsi au XVIIIème siècle, les petits-maîtres deviennent de jeunes précieux et ridicules par leurs manières enchaînant les jeux, les aventures amoureuses.

Nous avons adoré le rôle de la servante Marton et du valet Frontin. Très souvent dans les pièces du XVIIIème siècle les valets et servantes ont le meilleur rôle, finaux et drôles, se rayant de leurs maîtres.

Le décor réalisé par Éric Ruf, inspiré des peintures d’Hubert Robert, s’organise autour d’un immense champ à moitié fauché. Les acteurs portent de superbes costumes d’époque (XVIIIème) réalisés par Caroline de Vivaise. J’ai beaucoup aimé la tenue de la comtesse Dorimène, avec cette alliance des couleurs et motifs pourpres.

La pièce est jouée jusqu’au 24 avril à la Comédie Française dans la superbe salle Richelieu restaurée il y a un peu plus de trois ans.

Il ne reste plus beaucoup de bonnes places donc n’hésitez pas à vous rendre vite sur le site, ou sur place pour réserver vos places.

Après la représentation, nous n’avions qu’une envie c’est d’y retourner pour voir une nouvelle pièce.
Le Misanthrope de Molière mis en scène également par Clément Hervieu-Léger est joué en ce moment aussi mais malheureusement elle se termine bientôt (26 mars).
J’attends donc avec impatience la nouvelle programmation.

 

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