Je pratique le Slow Parenting

Depuis la naissance de Martin, je pratique le Slow Parenting, c’est à dire que je ralentis le rythme.  L’idée est d’apprendre à ralentir soi-même, en tant que parent, afin d’intégrer ce mode de vie au cœur de l’éducation que l’on donne à ses enfants.

 

Comment je pratique le Slow Parenting au quotidien ?

 

Avec Martin, j’ai opté pour le portage comme je vous avais expliqué dans cet article (lien). Ça lui permet d’être à la fois avec moi et de aussi découvrir le monde qui l’entoure. Il vit avec nous, est là quand ses grands frères rentrent bruyamment de l’école. Il n’est pas seul dans sa chambre.

 

Avec les grands, depuis que je suis en congé maternité le soir mais je le faisais aussi le weekend, j’ai instauré les « activités ». A leurs âges (5 ans et 3 ans), ils n’ont pas de devoirs le soir. A la place, nous faisons une « activité ». Ça peut être des perles à repasser, des coloriages magiques, des gommettes. Ce sont des activités ludiques qui leur permettent d’apprendre en jouant. Henri, mon ainé, est très demandeur. Il me dit souvent « Maman, on peut faire une activité ». Ça me fait du bien de l’entendre dire ça. J’ai réussi à instaurer un moment de partage avec eux.

 

Ce que j’aime faire avec eux c’est la cuisine et la pâtisserie. Avant quand j’étais dans ma cuisine, j’aimais être seule avec ma musique à fond. Je détestais qu’on vienne voir ce que je faisais. C’était mon moment à moi. Avec les garçons, maintenant, c’est différent. Ils prennent leurs chaises, les mettent près du plan de travail et viennent cuisiner ou pâtisser avec moi. Je m’en fiche que ma cuisine est en bazar car Louis a renversé de la farine à côté. Je profite de ce moment avec eux et pour eux, ils apprennent et sont fiers de dire qu’ils ont fait tel ou tel gâteau.

 

Je vous parlais de l’état de ma cuisine après une session cuisine avec les garçons. Mais depuis l’arrivée de Martin, et afin de ne pas perdre de l’énergie inutilement, je ne prends pas la tête avec le ménage. De temps en temps, mon ainé m’aide. Nous avons un robot aspirateur  Irobot donc j’ai rendu le fait de ranger sa chambre, un jeu. C’est eux qui lancent Roomba quand leur chambre est rangée. Ça me facilite la vie !

 

Le fait d’avoir un nourrisson diminue le soir le temps que je peux accorder aux grands. Du coup, ils jouent tous seuls. Je trouve qu’ils commencent à bien jouer ensemble. Ils sont plus complices. Je trouve même qu’ils développent plus leur imagination à deux. Ils s’inventent des histoires.  Ça me permet de m’occuper de mon bébé et de jeter un œil de temps en temps surtout quand j’entends plus de bruits, ça sent la bêtise…

 

Même mon mari qui a une vie professionnelle très chargée, commence à lâcher prise. Maintenant, il emmène au moins une fois par semaine les enfants à l’école. Récemment, il a pris une journée de congé pour accompagner le grand à une journée sportive organisée par l’école. C’était super pour mon ainé que son papa consacre une journée de travail pour lui.

 

Avoir 3 enfants, une maison à gérer, m’a permis de prendre du recul par rapport à mon mode de vie, en faisant des choix en accord avec mes aspirations, des choix qui vont dans le sens de mon bien-être et de celui de ma famille (passer plus de temps avec mes enfants par exemple).

 

Je serais ravie d’avoir votre retour sur le Slow Parenting alors j’attends vos commentaires ci-dessous pour nous raconter vos difficultés et vos victoires.

Astrid

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